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Bonnes Feuilles

Déontologie de la profession d’avocat

On pourrait s’étonner qu’après une première édition parue il y a un an, l’auteur ait envisagé une seconde édition.

L’examen du manuel montre qu’il y a plus de trente décisions nouvelles présentées à l’appui des commentaires. Or le public visé en premier par cet ouvrage concerne des candidats à des examens de déontologie. On pense au CAPA mais aussi aux candidats à un accès dérogatoire (article 98 du décret du 27 novembre 1991) qui doivent passer avec succès, c’est-à-dire avec au moins une note de 12/20, les épreuves de déontologie nécessaires pour accéder au Barreau. Si l’on n’a pas accès à une statistique nationale on mesure qu’il y a, au plan national, un nombre qui n’a rien de négligeable, de nouvelles arrivées au Barreau par ce biais.

Les jurys sont friands de décisions nouvelles. Ils vérifient avec délice que les candidats connaissent les décisions rendues quelques mois quand ce n’est pas quelques semaines plut tôt. 

Ainsi, pour une question posée sur la publicité de l’avocat, on ne comprendrait pas qu’un candidat ignore l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat (CE, 3 octobre 2018, n° 406279) dans « la querelle des vitrines ».

Les mérites de cette nouvelle édition rejoignent ceux de la première : pas de fioritures excessives, mais des développements concis pour tenir sur 376 pages. Enfin, ce qui est propre à ce manuel, des exercices avec leur corrigé et des modèles servant au praticien et au futur praticien.

Article publié sur ce site le 08.03.2019